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Protection de l’environnement
Lutte contre les pollutions accidentellesOrganisation et moyens de la lutte contre les pollutions marines accidentellesLe dispositif français de lutte contre les pollutions marines accidentelles distingue la lutte en mer (dispositif POLMAR Mer) et la lutte à partir du rivage (dispositif POLMAR Terre). En effet, les techniques et méthodes de lutte ne sont pas les mêmes et les autorités opérationnelles différentes. S’agissant de la lutte en mer, le préfet maritime conduit les opérations avec les moyens du ministère de la défense (marine nationale) et du ministère de l’économie et des finances (douane), avec le concours des autres administrations dont il coordonne l’action en mer ou de moyens réquisitionnés. S’agissant de la lutte sur le littoral, le préfet de département conduit les opérations et dispose pour l’essentiel des moyens du ministère des transports, de l’équipement, du tourisme et de la mer. Ces principes d’organisation sont précisés dans l’instruction du 2 avril 2001 relative à l’intervention des pouvoirs publics en cas d’accidents maritimes majeurs et dans l’instruction du 4 mars 2002relative à la lutte contre la pollution du milieu marin (documentation nationale POLMAR). Ces textes ont été complétés par l’instruction du 11 janvier 2006 portant adaptation de la réglementation POLMAR et tirant les enseignements de la crise du Prestige. Le Centre de Documentation, de Recherche et d’Expérimentations sur les pollutions accidentelles des eaux (CEDRE) est l’expert national qui assiste les autorités administratives en charge de la lutte contre les pollutions accidentelles. Il assure la coordination des expertises fournies par les autres organismes susceptibles d’en fournir : IFREMER, Météo France, SHOM notamment. La lutte en mer1. Les moyens mis en œuvre par la marine nationale La lutte contre les pollutions en mer est une mission du ministère de la défense et plus spécialement de la marine nationale. Afin de prévenir les pollutions de notre littoral, la marine nationale déploie depuis plusieurs années des moyens importants qui ont été renforcés ces dernières années. Le dispositif d’intervention de la marine s’inscrit en complémentarité de ceux du ministère des transports (direction des affaires maritimes) et des finances (douanes). Il permet, sous la responsabilité des préfets maritimes, d’assister un navire en péril afin de sauver les personnes et les biens mais aussi d’éviter ou de limiter la pollution par la prise en remorque du navire et l’intervention à bord d’une équipe spécialisée. Il permet également de lutter contre une pollution déclarée, comme celle de l’Erika ou du Prestige. Les principaux moyens sont :
La Commission d’Etudes Pratiques de Lutte antipollution (CEPPOL), basée à Brest, est l’organisme de la marine nationale en charge de la lutte antipollution. 2. Les moyens mis en œuvre par la douane La douane joue un rôle particulier dans le dispositif national de lutte contre les pollutions marines puisque, chargée depuis une décision du comité interministériel de la mer de 1984 de la mission de surveillance civile des façades maritimes, elle met en œuvre les deux avions spécialisés de télédétection des pollutions en mer dont dispose la France. Ses autres aéronefs de surveillance maritime non spécialisés (10 avions et 6 hélicoptères) participent également à une recherche visuelle des pollutions. Les observations aériennes sont éventuellement complétées par celles des 57 vedettes de la douane, réparties sur toutes les façades maritimes, à l’occasion de leurs missions douanières en mer ou dans le cadre de missions coordonnées par les préfets maritimes. Au côté des aéronefs, les vedettes de la douane en Atlantique ont ainsi apporté une contribution significative à l’action de l’Etat en mer à la suite du naufrage du pétrolier Prestige. Les avions POLMAR I et POLMAR II sont respectivement en service sur la façade Atlantique/Manche, et en Méditerranée. Il s’agit des avions Reims Aviation F 406, spécialement équipés pour assurer cette mission et basés à Bordeaux et Hyères. Un avion de détection d’une nouvelle génération, POLMAR III, est en cours d’essais. Cette nouvelle acquisition s’accompagnera d’une mise au même niveau du système de détection du POLMAR II dès la mise en service de l’avion POLMAR III sur la base de Lann-Bihoué. La lutte sur le littoralDepuis la réorganisation du ministère des transports, de l’équipement, du tourisme et de la mer, avec la création en mai 2005 de la direction générale de la mer et des transports (DGMT), les moyens POLMAR-terre sont gérés, au sein de la DGMT, par la direction des affaires maritimes (DAM). Les matériels POLMAR-terre mis en œuvre par le ministère des transports : Ces matériels sont stockés et entretenus dans 13 centres de stockage gérés par la direction des affaires maritimes (DAM) depuis 2005 et son service technique, le CETMEF (centre d’études techniques maritimes et fluviales). Il y a 8 centres en métropole et 5 outre-mer. Le stock de matériels mis à la disposition des préfets en cas de besoin se compose de la manière suivante :
25 novembre 2010
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